Après l’orage

APRÈS L’ORAGE…

(…et je ne parle pas de la météo des derniers jours!)

À quelques jours de l’enregistrement définitif, je fais le point sur l’album: il s’intitulera Roi de Rien.
Pour l’instant, seize chansons se battent au portillon, espérant se rendre sur la galette, numérique ou vinyle: quatorze nouvelles, écrites dans les derniers dix-huit mois (dont treize complétées et une qui branle dans le manche…), et deux plus anciennes, offertes il y a quelques années à des interprètes dont la version a déjà été gravée sur disque, que je reprends maintenant à ma façon. Il reste encore à décider combien de ces chansons se retrouveront sur l’album et dans quel ordre…Les voici:
ROI DE RIEN
STYROMOUSSE
MÉLODIE
ET ON AVANCE
DANS L’BOIS
APRÈS L’ORAGE
LE GARS D’EN HAUT
COEUR DE VINYLE
(UN TRAIN DE NUIT POUR) SHANGRI-LA
UNE LETTRE OUVERTE
MERCI POUR TOUT
MA SOEUR LA LUNE
VERTIGE
MONTRE-MOI TON COEUR (à réviser)
AVALANCHE (déjà enregistrée par Éric Lapointe)
PAULO (déjà enregistrée par Maxime Landry)

Toutes ces chansons ont été, sous une forme ou une autre, chantées devant public en 2012/2013:
-En 2012, avec le Flybin Band, dans les spectacles présentés à l’Astral de Montréal et dans la mini-tournée qui a suivi.
-En juin 2013, dans une série de spectacles «solo» et avec le «band» lors d’une virée Abitibienne.
-Les 14 et 15 Juillet dernier, au légendaire Verre Bouteille de l’avenue du Mont-Royal, dans la chaleur caniculaire et la promiscuité chaleureuse du public et d’un Flybin Band en feu!

Depuis des lunes, j’ai ce désir très fort de faire vivre les chansons aussitôt qu’elles m’arrivent, de les amener sur la place publique sans trop les juger, sans attendre qu’elles aient leur forme définitive…forme que je m’amuse d’ailleurs à «transformer» même une fois les albums publiés…en tentant cependant de garder l’équilibre entre se faire plaisir, faire plaisir au public et reconnaître la chanson: je suis sorti trop souvent frustré des concerts de Dylan (où il charcutait volontairement ses classiques au nom de la «relecture») pour ne pas en tenir compte.
En fait, j’ai toujours aimé considérer les chansons comme des entités vivantes, organiques, dotées d’une faculté d’adaptation aux circonstances: les salles, le public, mon état d’esprit, l’accompagnement, les impulsions musicales du moment, etc…

L’enregistrement de l’album se fera donc le plus «organiquement» possible, en «gang», en minimisant les «overdubs» (quelqu’un a une suggestion française pour ce terme qui veut dire «rajouter des éléments sonores, voix ou instruments, à des pistes déjà enregistrées»?) et les bidouillages de studio. La saveur «folk» («folk-rock»? «Country-folk urbain»? «Folk contemporain»?) des chansons appelle pour moi cet approche directe à l’enregistrement, plus proche de la captation: «Voici les chansons, voici comment on les joue quand on se retrouve, le Flybin Band et moi!»

Je jouerai les guitares accoustiques et semi-accoustiques. Rick Haworth sera aux électriques, au pedal-steel, à la mandoline, au dobro et à la trompette (s’il ne sort pas son banjo de l’étui…). Mario Légaré tiendra fidèlement la contrebasse et la basse électrique. La percuterie sera assurée avec imagination par Sylvain Clavette. Les voix angéliques des Épicuriennes de l’Amour, Lana Carbonneau et Audrey-Michelle Simard, viendront teinter le tout.
À la prise de son et au mixage, je retrouverai avec plaisir Ghislain-Luc Lavigne que j’ai connu comme assistant sur Maudit Bonheur (ses débuts!).
À la réalisation, j’aurai enfin le bonheur de travailler avec un gars dont j’admire le travail depuis fort longtemps: Éric Goulet. Éric est un de ces réalisateurs qui préfèrent la spontanéité à la perfection. Bienvenue au club!

Pour vous mettre un peu dans l’esprit artisanal du travail, je vous offre Après l’Orage.
C’est une chanson «chorale», non dans le sens vocal du terme, mais plutôt dans son sens cinématographique: on appelle souvent «film choral» un film où des destins différents s’entrecoupent ou non, réunis par une thématique ou un lieu ou un événement.
Dans Après l’Orage, j’évoque quatre situations urbaines (une vente de garage, une jeune femme à l’ordi dans un café, un homme dans une automobile à l’arrêt et deux ombres dans une cour d’école) réunies par le même refrain:

Dans l’air après l’orage
Respire le mystère
Trouve le courage
Dans l’air après l’orage
De l’aut’bord des nuages

Ce refrain vient probablement de la fascination qu’a toujours exercé sur moi l’énergie palpable que laisse dans l’air le passage d’un orage ou d’une averse. Scientifiquement, paraît que ça s’explique par la quantité d’ions négatifs relâchés dans l’atmosphère. J’apprenais aussi récemment que l’odeur laissée la pluie dans l’air ambiant se nomme «pétrichor»…vous ne m’en voudrez sûrement pas de ne pas avoir utilisé ce mot pas très joli dans mon texte. Un temps pour la science, un autre pour la chanson!

Voici d’abord la version guitare/voix de la chanson, enregistrée il y a quelques mois au studio Sauvage.

Par le lien vidéo qui suit (réalisation de ma fille Joséphine et de ses collaborateurs Jules et Romain), vous avez un bref aperçu de notre travail en studio de pré-production, une idée de la construction d’un arrangement «organique», version Flybin Band.

Vous pouvez vous abonner à mon bulletin de nouvelles envoyé par courriel en cliquant sur le lien qui suit : http://bit.ly/nouvellesroiderien




4 commentaires au sujet de Après l’orage

  1. Carole Sabourin 21 juillet 2013 @ 12:18 #

    Michel, c’est comme ça que j’aime tes chansons, ta musique et ta voix…. en toute simplicité, en acoustique avec tes complices….un beau son que tu nous promets…. il n’y a pas de comparaison tu es unique mais… tu es mon Paul McCarthney… Je rêve d’un atelier d’écriture avec toi…. Bonne continuité sur ce projet…. nous attendons la suite… c’est plein de belles promesses! Merci pour ¨Après l’orage¨ …

  2. Martin Deschamps (TR) 24 juillet 2013 @ 12:34 #

    Merci de nous partager la “genèse” de tes nouvelles chansons, de nous permettre d’apprécier l’évolution les amenant à leurs formes définitives, de voir le chemin qu’elles auront parcourues afin de se retrouver sur une galette numérique ou en vinyle. La beauté de la chose, c’est que tu t’efforces par la suite de les garder vivantes en t’amusant avec elles pour notre plus grand bonheur, et sûrement le tien aussi. Vivement un atelier d’écriture avec toi sinon, un p’tit bouquin ou pourquoi pas un onglet sur ton site intitulé “gossage de tounes”. Bonne continuité !

  3. Jocelyn Rodrigue 3 septembre 2013 @ 20:45 #

    Il paraît que la grandeur d’âme réside en la capacité de lire en l’âme des autres…
    Merci de si bien décrire le sentiment qu’on ressent après l’orage…

    Je constate également que la chanson est pour vous non seulement un moyen de s’exprimer, mais aussi d’avoir la possibilité d’exprimer la pensée des autres en créant de petits chefs-d’œuvre bien à point, bien réfléchis, avec chaque mots et chaque note de guitare à la bonne place, chaque mot bien pesé et prononcé de la bonne façon…. Mmmh, qu’il m’est doux de vous entendre aujourd’hui !!!!

    Depuis plusieurs années j’aspire à m’améliorer en tant qu’ACI et j’aimerais de tout cœur en faire mon métier. Et lorsque je tombe par hasard sur une chanson de Michel Rivard, qu’il me transporte en quelques mots dans son monde et, que malgré ma vie effrénée de jeunes enfants qui m’appelle et me supplie, je reste là, collé sur ma chaise, les doigts immobiles au dessus du clavier de mon piano… Je me cris à tue-tête dans ma tête : «que c’est beau et puissant une bonne chanson!».

    Voilà un rêve que je caresse dans ma vie, c’est d’avoir la chance de pouvoir composer une chanson avec vous et que d’un regard complice, nous constations l’état d’ivresse de l’âme qu’oblige notre chanson … Merci de nous partager votre talent !

    Par cette lancée, je vous propose d’écouter cette douce chanson que j’ai écrite pour ma fille de 3 ans. Chaque matin, elle me demande d’un air coquin et complice de lui faire ses tresses qu’elle surnomme coquinement «lulunes». Depuis la composition de la chanson, elle ne s’endort jamais sans que je lui chante… modestement, voici :

    QUAND JE FAIS TES LULUNES
    http://www.youtube.com/watch?v=qZ6HbM7Bw40

Trackbacks/Pingbacks

  1. Après l'orage... (Roi de rien en pré-prod jour 3) - Michel Rivard - 30 janvier 2015

    […] (…et je ne parle pas de la météo des derniers jours!) À quelques jours de l’enregistrement définitif, je fais le point sur l’album: il s’intitulera Roi de Rien. Pour l’instant, seize chansons se battent au portillon, espérant se rendre sur la galette, numérique ou vinyle: quatorze nouvelles, écrites dans les derniers dix-huit mois (dont treize complétées et une qui branle dans le manche…), et deux plus anciennes, offertes il y a quelques années à des interprètes dont la version a déjà été gravée sur disque, que je reprends maintenant à ma façon. Il reste encore à décider combien de ces chansons se retrouveront sur l’album et dans quel ordre… Les voici: (lire la suite en section Blogue) […]

Laisser un commentaire